2006-04-29

L'état du stock (déstockage)

J'ai réussi à faire rentrer mon stock de fils à tricoter dans ces deux cartons*. Tout ce qui débordait a été envoyé à la case "déstockage" (avis aux brodeuses: il y a des kits de point de croix aussi).

Dans le sac berbère (enfin, je crois, j'ai oublié qui me l'a offert; on dirait du crochet tunisien en poil de chèvre), il y a mon matériel. Dans le panier tout en haut, mes en-cours et mes en-suspens.

Dans un carton, il y a les laines 100% récupérées chez ma mère, les fils poilus angora et mohair récupérés ou offerts, les quelques (rares) fils fantaisies...
Dans l'autre, les laines mélangées, les cotons, les fils à chaussettes...
En tout, de quoi faire au moins 6 pulls, 2 hauts sans manches, 2 layettes, 4 châles, 6 paires de chaussettes et quelques accessoires.

Bref, j'ai largement de quoi tricoter pendant l'année (ou plutôt les deux années) à venir.

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* Comment ne pas donner raison aux théoriciens de la décroissance quand on voit que ces deux cartons contenaient à l'origine des pâtons surgelés MADE IN FRANCE?!! C'est-à-dire qu'une pseudo boulangerie madrilène, située au coeur de la Castille, terre céréalière par excellence car pas grand chose d'autre ne pousse dans la steppe, importe de France des pâtons surgelés qui donneront forcément du pain dégueulasse. Et qu'on n'aille pas me dire que brûler du combustible pour trimballer et frigorifier ces merdouilles est plus économique que de faire du vrai pain avec de la farine locale. Oui, mais voilà, il ne reste guère qu'une poignée de vraies boulangeries dans tout Madrid, la production de pain étant d'origine industrielle à 95% depuis des années. Quelle misère! J'étais à la fête à Lisbonne quand je voyais toutes ces boulangeries identiques aux tahonas madrilènes d'antan (sauf qu'à Lisbonne le pain devient vite caoutchouteux à cause de l'humidité: la perfection n'est pas de ce monde). Ouvrir une vraie boulangerie à Madrid, encore un projet que la spéculation immobilière a rendu impossible.

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Question décroissance, on ne fait pas mieux de ce côté de la frontière: ils vendent maintenant les chewing-gum dans des boîtes rigides en plastique épais, à côté des panneaux de caisse encourageant à utiliser des sacs cabas réutilisables...N'importe quoi...
Bulle >:-/

cécile a dit…

Que voilà un rangement bien au carré! Question économie, je n'y connais pas grand chose, mais je n'ai toujours pas compris pourquoi il reviendrait moins cher de transporter des morceaux de marchandises dans des camions pollueurs et dangereux (ah! ces trains de camions roulant à fond la caisse sur l'A10 en direction de la frontière. J'en tremble de peur chaque fois que je la prends)ni pourquoi on ne pourrait pas faire localement une bonne utilisation de nos produits.
A bientôt!
Cécile

Sandrine Tricofolk a dit…

C'est comme un certain camembert Normand de marque très connue, qui est fabriqué ici en Lorraine, soit à plus de 400 km de son lieu d'origine...

Ce qui me met du baume au coeur, c'est qu'il y a beaucoup de gens qui ne sont pas dupes de tout ce qui arrive en ce moment.